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Après une année d’articles sur mon tour du monde, je me devais de clôturer ce Blog par une conclusion générale. Je vais donc vous montrer à travers une courte vidéo ce que j’ai préféré, une sorte de version de mon tour du monde pour « citadins pressés », ensuite, je vous expliquerai la signification qu’a pris le voyage à mes yeux et enfin, je vous dirai ce que j’en ai tiré personnellement.
Tout d’abord, la première question qui vient à l’esprit de tout un chacun après un long voyage, c’est: « mais au fond, Laurent, qu’est-ce que tu as préféré dans tout ça »? Je vous avoue y avoir eu droit tout au long de ce premier mois depuis mon retour à Bruxelles. Hé bien, c’est extrêmement compliqué de répondre à cette petite question et comme des images et du son valent parfois mieux qu’une laborieuse et ennuyeuse description, je vous ai préparé un film qui résume mes « Highlights » en 5 minutes chrono. Et si vous venez juste de prendre le train en marche, c’est l’occasion de voir tout ce que j’ai fait en un an sans devoir relire les quelques 65 articles que j’ai pondus durant cette année. Mettez le son à fond !
Après avoir (re)vu ces belles images, je voudrais maintenant vous parler du voyage en général et la signification qu’il a pris à mes yeux. En deux mots, c’est quoi faire un long voyage ou un tour du monde et qu’est-ce que ça peut vous apporter personnellement?
Pour ceci, je voudrais partir par des constats généraux:
Voyager (seul) n’est pas dangereux: Les gens sont généralement bons et je dois dire qu’en un an de temps, je pense ne jamais m’être senti en insécurité (à part peut-être sur le lac Dal à Srinagar dans le Cachemire indien). Certes, il faut ouvrir les yeux, suivre son instinct et éviter les mauvais plans mais la plupart des gens sont bien intentionnés envers les voyageurs et désirent vous aider ou tout simplement communiquer car ils sont, tout comme vous, animés par une certaine curiosité. Évitez aussi d’être trop méfiant, vous raterez peut-être de merveilleuses rencontres…
Voyager seul n’est pas difficile: Pas mal de gens m’ont montré une certaine admiration car je suis parti faire le tour du monde seul. Il est vrai qu’il faut trouver ses marques au départ et que ça passe invariablement par des moments de solitude mais pour être sincère, je ne me suis pas senti seul du tout sur un an. En d’autres termes, il y a pour moi une énorme différence entre « être » seul et « se sentir » seul, en fait les gens ont tendance à croire que ça veut dire la même chose, ce qui est totalement faux! De plus, j’ai rencontré tellement de monde sur mon chemin. Je suis même certain que j’aurais rencontré moins de monde si j’avais voyagé avec quelqu’un d’autre. Seul, une chose est sûre, on est plus disponible et ouvert aux rencontres.
Voyager ne coûte pas forcément cher: Si vous voyagez en mode « sac à dos », que vous ne réservez rien à l’avance, que vous ne faites pas appel à des agences de voyage, que vous aimez l’aventure et le voyage authentique et que vous n’avez pas peur de manger des choses bizarres dans la rue, hé bien vous pourrez facilement vivre avec l’équivalent de 500 à 750 euros par mois dans la plupart des régions où j’ai voyagé (hors Australie et Nouvelle-Zélande bien évidemment).
Voyager léger est un luxe qu’il faut devoir se permettre: Il faut savoir se dire STOP et pouvoir appliquer la méthode dite du motard: préparer ses affaires en se limitant au strict minimum, partir boire quelques bières avec des amis, revenir plus tard chez soi et retirer encore la moitié. Vous n’imaginez pas la différence que c’est de se trimbaler un sac de 20 kgs ou de 15 kgs sur un an de temps.
Voyager c’est avant tout rencontrer les autres: Je parle ici de la rencontre des autochtones et de mes pairs, les voyageurs. Je pense sincèrement que c’est ça qui fait la richesse d’un voyage. Ne dit-on pas que le bonheur n’est vrai que lorsqu’il est partagé ?
Voyager et garder le contact, un mythe: bon, ceci, c’est mon expérience personnelle. Rester en contact avec ses proches et avec sa famille n’est pas évident car il est indéniable qu’on vit des réalités diamétralement différentes. Il ne faut pas avoir peur de se détacher complètement de ses racines et, selon moi, ça fait même beaucoup de bien. Le tout est de ne pas créer de frustration de part et d’autre, il faut l’accepter un point c’est tout. Pour ma part, le Blog a été une sorte de plateforme où je donnais et recevais des nouvelles indirectement.
Voyager c’est sortir de sa zone de confort: c’est se mettre en insécurité et c’est ce qui fait qu’on donne le meilleur de soi-même et qu’on est « aware » ou à l’attention de savoir qu’on existe (citation d’un certain Jean-Claude Van Damme). Pour moi, ça signifie sortir de la bulle dans laquelle on est bien installé, où on a nos repères et où on a construit son petit réseau social… Le vrai bonheur réside dans l’imprévu et l’inattendu! De plus, lorsqu’on sent qu’on construit de bonnes relations à partir de rien, qu’on réalise de belles choses « from scratch », on est d’autant plus fier de soi. Vu d’un autre angle, voyager est une merveilleuse école car ça nous oblige à gérer nos incertitudes.
Voyager c’est s’attendre au meilleur comme au pire: il faut apprendre à relativiser. On ne sait jamais ce qui peut nous arriver et c’est ça l’Aventure! Le tout est de rester tourné vers le positif et voir une opportunité dans chaque coup dur. Je sais, c’est parfois plus facile à dire qu’à faire mais dans l’ensemble, je pense y être arrivé.
Voyager, c’est apprendre à s’écouter et à prendre soin de son corps: il faut savoir être à l’écoute de soi-même, se poser la question de savoir ce que l’on veut vraiment. Il faut également savoir dire: « stop, je me repose, je suis au bout du scotch® ». Il s’agit de notre santé mentale et physique. Faire un long voyage est éprouvant et usant si on ne trouve pas son propre rythme. Pour ma part, je dois dire que j’ai mis du temps à le comprendre. Mais c’est primordial!
Et plus personnellement, qu’est ce que ce voyage m’a apporté?
Une nouvelle vision du monde: au niveau de la taille, le monde n’est pas aussi grand que l’on ne pense. Une anecdote: je suis à Santiago, une ville qui compte plus de la moitié de la population belge, je marche dans une rue et je croise un cycliste qui m’est familier, nos regards se croisent, je ne me rappelle plus d’où je le connais exactement. Deux jours plus tard, je suis à une exposition photographique et cette même personne m’aborde avec un accent français impeccable avec les mots suivants: « salut Laurent, comment vas-tu depuis tout ce temps? ». Il s’agissait de Juan Pablo avec qui j’ai fait mes humanités au Collège Saint Pierre à Uccle… Dingue ce truc, j’ai failli tomber par terre.
Une compréhension des autres cultures et de leurs valeurs: ceci passe par l’acceptation des différences, par une ouverture d’esprit et par une certaine empathie. Le fait de ne pas partager les mêmes valeurs, de ne pas accorder la même importance aux choses,… Tout ceci m’a permis d’avoir un regard nouveau sur un ensemble de choses qui me paraissaient inutiles voire même obsolètes auparavant. Je parle ici de la spiritualité, des croyances et des us et coutumes des gens. En d’autres termes, avant de juger, se demander pourquoi et accepter même si on a du mal à comprendre. C’est un des plus gros apports de ce voyage en ce qui me concerne.
Une meilleure approche par rapport aux autres: comme je l’ai dit précédemment, lorsqu’on voyage seul, il faut savoir se montrer naturel, disponible et ouvert. Ceci m’a permis de me sentir plus à l’aise dans mes rapports avec les autres en général.
Un contact privilégié avec mère Nature: en vivant en ville, devant nos PC, on n’est pas vraiment en contact avec les grands espaces. Et je peux vous dire qu’on est loin de se douter des trésors que renferme notre petite planète bleue. Je suis passé par des merveilles tout au long de mon voyage. Mon Dieu, vous n’imaginez pas comme la nature est belle et diversifiée! Ce voyage m’a clairement rapproché de la nature.
Une joie de vivre… Pour ça, il faut le vivre.
Je terminerai cet article en vous racontant une expérience qui m’est arrivée au début de mon voyage, en Inde. Outre la merveilleuse expérience humaine du mariage hindou que j’ai pu vivre à Dharamsala, j’ai fait une rencontre qui m’a fort marquée et je désire vous la raconter ici. Lorsque j’étais à Mc Leod Ganj, je suis resté plus d’une semaine dans un monastère tibétain situé dans une forêt de rhododendrons afin de me vider la tête, de faire le point et de me préparer à aborder cette magnifique année de voyage. J’y ai rencontré deux copains, Jack et Sven et un jour, ce dernier nous parle d’une femme anglaise qui devait donner un speech sur le bouddhisme et sur le fait qu’elle est restée plus de 10 ans dans une boîte, dans l’obscurité, à méditer… Directement, Jack et moi, on s’est regardés avec un petit sourire en coin l’air de dire: « mais avec quoi il vient encore une fois cet illuminé de Sven? ». On a prétexté autre chose et nous sommes partis nous promener dans la forêt à la recherche d’un lac situé en hauteur pour faire quelques beaux clichés. Après plus d’une heure de marche, nous nous sommes finalement rendus compte que nous étions perdus. Devant nous, se profilaient 3 chemins. Indécis, Jack m’a fait signe d’en emprunter un en particulier mais je ne sais pas pourquoi j’ai refusé. Je lui ai dit que mon instinct me dictait d’en prendre un autre. Nous sommes finalement arrivés comme par magie… au speech de cette femme qui avait lieu dans une école perdue dans la forêt. Nous nous sommes assis et l’avons écouté attentivement. Et je dois dire que ses mots ont fait écho en moi. C’est un petit peu comme si l’Inde m’avait fait un cadeau de renaissance… Cette femme a résumé ce qui pour moi représente les principes d’une vie en quelques mots et avec une simplicité déconcertante. Je vous les livre ici:
Montrer de l’Enthousiasme;
Montrer de l’Intérêt et développer ses Passions;
Se fixer des Challenges;
Faire preuve d’Empathie;
Avoir de la Patience;
Se montrer Généreux;
En guise de conclusion finale, je dirais que la vie ne vaut d’être vécue sans un moment ou un autre partir… voir le monde…
Une fois l’Argentine derrière moi, j’ai entamé le dernier pays que j’avais prévu de visiter pendant mon tour du monde, Brrrrrazillllll!!! Bon, je dois dire que « visiter » est un grand mot car j’avais prévu de me fixer et de me relaxer à Jericoacoara pendant 3 semaines chez un vieil ami qui s’est lancé dans la merveilleuse aventure de racheter une Pousada dans ce cadre paradisiaque, il y a de ça deux ans déjà avec un autre ami qui a, entre temps, changé d’optique.
Tout d’abord, parlons de l’endroit, mais qu’est-ce que c’est donc que ce « Jericoacoara » ou son diminutif « Jeri » dont tout le monde parle ou a déjà entendu parler? Hé bien, il s’agit tout simplement d’une des plages les plus magiques du monde située dans un parc naturel sur la pointe nord-est du Brésil. Cet endroit reculé est connu pour ses dunes gigantesques de sable ultra fin sur lesquelles on peut admirer d’inoubliables couchers de soleil sur l’océan, c’est d’ailleurs le seul endroit du Brésil où il est possible d’assister à ce spectacle.
Il s’agit en fait d’un village de pêcheurs situé dans un parc national protégé. On y arrive par des chemins de sable entre les dunes, habituellement au moyen d’un buggy. Pour ma part, je suis arrivé de nuit et je ne me suis pas vraiment rendu compte de l’environnement qui m’entourait. Mais ça avait aussi son charme car c’était assez mystérieux… Ce n’est que le lendemain matin que j’ai pu réaliser où je me trouvais et là, je vous assure que c’est le choc! C’est un peu comme si on m’avait mis un bandeau devant les yeux et qu’on m’avait fait découvrir une magnifique surprise! C’était une arrivée assez originale dont je me souviendrai!
Un certain tourisme s’est développé sur place afin d’offrir tout le confort qu’un endroit pareil mérite car Jeri est assez « laid-back », ce qui veut dire qu’il y règne une ambiance très détendue. Des hôtels, des pousadas, des restaurants en tous genres, des petits bars (le Cevicheria de Marcela par exemple…), des boutiques locales,… Tous les services sont à portée de main pour rendre le séjour confortable mais sans pour autant enlever le charme de ce petit village.
Parlons maintenant d’une caractéristique qui fait également la réputation de Jeri: son vent idéal pour le wind-surf et pour le kite-surf. Contrairement à d’autres destinations, à Jeri, on est certain de pouvoir sortir sa voile tous les jours de la saison. Les vents peuvent atteindre des pics de plus de 40 nœuds certains jours. J’ai eu l’occasion d’apprendre le kite pendant une grosse dizaine d’heures étalées sur tout mon séjour, sur la plage de Preia. Apparemment, j’ai appris rapidement car au bout de 8 heures, je naviguais déjà au vent ou upwind! Des sensations explosives! J’ai ad-o-ré!
Accompagné de deux potes belges, Emilie & Seb, présents en même temps que moi chez Greg à Jeri, nous avons eu l’occasion de sortir de Jeri et d’aller jusque Tatajuba. Pour cela, il a fallu longer la plage, passer un bras de mer sur des embarcations (petite note aux assureurs maritimes: selon moi, ces « navires » ne disposaient pas de la classification IACS), rouler à travers d’étroits chemins entre d’étranges racines, monter sur des dunes gigantesques, passer à travers de pittoresques villages,… Tout ça pour arriver à un endroit seulement concevable en rêve… On y a mangé des crustacés les pieds dans l’eau! Juste trop bon.
Bon, parlons maintenant de la pousada de Greg, la Pousada AZUL. Mais en fait qu’est-ce qu’une Pousada? Voici la définition que j’ai trouvée sur un site internet: « l’origine de ce mot vient du portugais « pousar » qui signifie « se poser ». Les Pousadas ont communément une capacité d’hébergement réduite de façon à mettre l’accent sur l’accueil de ses hôtes. Le service est donc loin d’une chaîne hôtelière classique mais plutôt personnalisé et chaleureux et assuré par un personnel à caractère familial. »
Rien ne pourrait mieux définir l’endroit où je suis arrivé… La Pousada Azul de Greg et son personnel sont juste hyper relax, leur bonne humeur est contagieuse et ils vous font sentir à tout moment comme à la maison. De plus, Greg m’avait réservé la surprise de me donner une toute nouvelle chambre qu’il venait juste d’inaugurer, un vrai palace avec une terrasse qui avait vue directe sur l’océan depuis le Hamac! J’y ai fait des petites siestes en peignoir, bercé par le vent et caressé par la chaleur des rayons du soleil couchant… Je dois dire que je n’étais pas habitué à tant de confort et de bien-être. En fait, je n’aurais pas pu mieux tomber pour me reposer après un aussi long voyage… Mon cher Greg, merci encore 1000 fois pour ton accueil!
Après avoir dit péniblement au revoir à cet endroit paradisiaque et à mon Ami, je suis parti pour Rio de Janeiro. Pour des raisons économiques, j’ai du prendre 3 vols: Fortaleza – Brazilia – Sao Paulo – Rio! Bref, en comptant les heures d’attente dans les différents aéroports, j’en ai eu pour plus de 24 heures de voyage. J’étais sur les rotules. L’arrivée à Rio était malgré tout magique, la vue de la baie et l’atterrissage à l’aéroport Santos Dumont, absolument dingue!
Je n’ai malheureusement pas pu beaucoup visiter Rio car deux jours après être arrivé, en courant sur la plage d’Ipanema (poste 9 pour ceux qui connaissent ), je vous donne en mille ce qui m’est arrivé: je me suis déchiré le tendon d’Achille! Le timing était juste parfait! 3 jours avant de revenir, je n’ai même pas du prendre un autre vol. Résultat des courses, j’en ai pour deux mois de plâtre et une convalescence de plusieurs mois avant de pouvoir remarcher normalement.
Au niveau de l’état d’esprit, je dois sincèrement vous dire que… JE M’EN FOUS COMPLETEMENT! J’ai vu tout ce que je voulais voir, visité tout ce que je voulais visiter, j’ai été jusqu’au bout de mon voyage! Je suis rentré sur le vieux continent exactement 365 jours après avoir pris mon premier vol à Londres. La boucle est bouclée… Et c’est avec grande émotion que j’ai retrouvé ma famille et mes Amis.
Je dois encore écrire une conclusion sur l’Amérique du Sud et évidemment une conclusion générale sur l’ensemble de mon tour du monde. Ça viendra dans les prochaines semaines.
Tout d’abord, je voudrais vous faire une suggestion: je vous propose d’écouter une chouette musique pendant que vous lisez cet article sur la capitale mondiale du Tango. Cliquez ci-après pour la mettre en route, soyez patient quelques petites secondes avant qu’elle ne puisse démarrer.
Après les adieux déchirants à Santiago et à ma sauterelle, j’ai pris mon vol pour Buenos Aires. Avant d’arriver, j’ai utilisé Couchsurfing pour me trouver un contact sur place et un divan sur lequel dormir. J’ai donc logé ma première nuit chez un jeune argentin. Cette fois-ci, l’ambiance était tout à fait différente de celle chez mes amis de Santiago, très rock and roll, bières, playstation, Simpson’s,… Une ambiance très kot quoi! Bref, le lendemain, je suis parti pour un hostel très intime et convivial situé à San Telmo, la Rayuela, je la recommande à quiconque, on s’y sent directement comme à la maison!
Je dois dire que j’ai pris du bon temps à Buenos Aires! Au programme des premiers jours: shopping à Palermo, expressos/sunglasses sur des terrasses au soleil, bons restaurants, bons vins argentins, bonnes fêtes, le tout sans aucune modération. Un mot d’ordre: se faire plaisir à tout prix… En réalité, pas vraiment « à tout prix » car Buenos Aires est réellement bon marché. Pour vous donner une idée, un excellent restaurant, steak (évidemment), vin (encore plus évident), dessert, café, pousse, pousse et encore pousse… coûte moins de 20 euros par personne. On peut dire que c’est pas la ruine quoi!
A ce propos, j’ai rencontré Bil et Alex qui avaient fait un trip en Bolivie et qui terminaient leurs vacances à Buenos Aires, il leur est arrivé de belles aventures, chapeau bas! Nous avons mangé ensemble deux soirs dont une une fois au « Bistrot », le restaurant du Faena Hotel & Universe designé par Starck en personne, le chic du chic à Puerto Madeira. Les photos prises de l’endroit vous donneront sans doute une bonne impression du délicieux moment que nous y avons partagé.
Quelques jours plus tard, je m’envolais pour les chutes d’Iguaçu… Que dire sinon que c’est très… abondant! Le jour de mon arrivée, j’ai directement pris un bus pour visiter le côté brésilien. La promenade le long des chutes n’est pas très longue, 2 à 3 heures sont suffisantes pour faire le tour du parc national brésilien, c’est donc tout à fait faisable le jour même de votre arrivée! Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est la passerelle qui donne la sensation d’être au cœur des chutes. Attention à vos appareils photos et à vos mocassins, ça mouille!
Ha oui, quelque chose d’assez extraordinaire m’est arrivé lorsque j’étais sur la terrasse, relax, à boire un petit café, un papillon est venu se poser tout naturellement sur ma main, il y a établi son quartier général, partait à sa guise et revenait toujours comme s’il y était attiré. Ce petit jeu a duré plus d’une heure. J’ai bien essayé de le transmettre à d’autres personnes mais le papillon refusait systématiquement. Le papillon et moi étions devenus les coqueluches de la terrasse, trop drôle!
Je pensais sincèrement avoir vu le plus impressionnant du côté brésilien mais le lendemain, j’ai visité le parc national argentin. Il faut une journée complète pour en faire le tour et c’était tout simplement spectaculaire! J’ai pu assister à une diversité de paysages et de chutes, le tout agrémenté de superbes arcs-en-ciel. Pour la petite anecdote, une espèce de raton laveur, le coatis ou nasua naricas (pas étonné de ce nom vu son pif), m’a chipé mon sandwich après m’avoir attendri avec une cool pose photographique, rusées ces bestioles!
Sur le parcours argentin, on peut voir la fameuse chute « Garganta del Diablo » ou « Gorge du Diable » de très près, c’est la plus haute avec 90 mètres. Un mot sur le débit de ces chutes: juste pour vous faire une idée, en moins de 2 secondes, on peut remplir une piscine olympique! C’est pas du petit débit! J’ai également beaucoup aimé l’île San Martin qui offre la possibilité de se détendre sur la plage après une marche plus ou moins longue. Perso, je n’ai pas fait le bateau à sensation, ça me rappelait trop une attraction touristique à l’australienne…
Une fois revenu à Buenos Aires, j’ai enfin commencé à visiter la ville avec une longue promenade de l’obélisque jusque Palermo, le Retiro, le musée d’art contemporain MALBA et la fleur de Buenos Aires à Recoleta. J’ai aussi assisté à une soirée spectacle de Tango au café Tortoni fondé en 1858, situé avenida de Mayo à San Telmo… C’était juste MA-GNI-FIQUE! J’ai pris quelques beaux instantanés de la complicité des danseurs. Au départ, je m’attendais vraiment à une attraction touristique bidon mais j’ai vite changé d’avis.
Pour terminer le chapitre argentin, quelques heures avant de prendre mon vol pour le Brésil, je me suis rendu à une vraie « parilla », à savoir un restaurant spécialisé dans la cuisson de la viande. J’ai appris une expression durant ce voyage que je vais utiliser ici: je me suis pété le bide! La formule lunch était très simple, viande, frites, buffet salade et pichets de bière à volonté pour… 12 euros! Sans exagérer, je pense avoir mangé près d’un kilo de viande, j’en avais des sueurs! Même les deux hommes obèses assis aux tables voisines me regardaient avec admiration. Inutile de dire qu’après ce repas, je n’ai plus rien su avaler jusqu’au lendemain.
Mon prochain article portera sur le Brésil et Jericoacoara en particulier. Là, je suis à Rio à quleques heures de prendre mon vol pour rentrer sur le continent et… je suis dans le plâtre! Je vous donne plus d’infos dans les jours qui arrivent.
Mon trip à moto vous a fait rêver pendant presque 3 mois, il est juste et normal que vous goûtiez aussi au sentiment de liberté qui vous anime lorsque vous êtes au guidon d’une jolie sauterelle sur la fameuse route 40 empruntée par le Ché quelques 60 ans auparavant, celle qui longe la cordillère des Andes du côté argentin. J’espère que ces images vous feront vibrer. N’hésitez pas à me laisser un mot sur votre ressenti!
Je suis bientôt là maintenant… Deux semaines et je touche le continent!
Une fois de retour à Santiago chez mes amis Barbara & Joris après ces 48 heures avec le gentil chauffeur chilien, la course contre la montre pour vendre ma sauterelle a commencé, j’avais un peu plus d’une semaine pour m’en « débarasser » (choix de mot que je déteste mais c’est malgré tout la dure réalité). Mais j’ai tout d’abord du la faire réparer tant bien que mal… En passant dans les rues de Santiago sur ma moto à la direction tordue, je me suis arrêté par hasard dans le seul atelier du coin qui dispose d’une machine pour rééquilibrer les fourches de suspension de moto, super! Ils ont réparé ma sauterelle en 1 heure chrono et m’ont demandé presque rien. Notez que si j’avais amené ma moto dans un atelier en Belgique, de un, la moto n’aurait jamais été prête avant une semaine (haaaa non hein! monsieur, vous comprendrez donc que…) et de deux, ils m’auraient demandé de payer une fourche neuve prétextant qu’elle était invariablement irréparable… Pour ça, l’Amérique du sud, c’est top! Comme la plupart des gens sont fauchés, on trouve des pros du système D en tout genre et à tous les coins de rue.
On peut dire que la vente n’a pas vraiment traîné… Pas plus tard que trois jours après mon arrivée, un jeune homme est tombé du ciel et est littéralement tombé amoureux de ma sauterelle. Alléluia! Je dois dire que je comprenais assez bien le gars car j’ai été frappé par le même coup de foudre… Une ligne parfaite, haute sur patte, puissante et douce à la fois, grande voyageuse, elle avait tout pour plaire. J’ai du contrôler un rire nerveux quand ce jeune homme accompagné de ses parents m’a annoncé qu’il l’achetait sur le champ, en cash et plus cher que ce que je ne l’avais payée… Mouha! Malgré tout, j’avoue avoir eu une émotion lorsque j’ai vu un autre homme monter sur ma fidèle sauterelle et s’en aller. A cet instant j’ai compris qu’un sérieux chapitre de mon voyage se tournait, fini les aventures à deux roues et retour au traditionnel sac à dos (que je ne peux plus voir entre nous soit dit).
Après avoir accompli toutes les démarches administratives et bancaires de transfert de propriété dans le délai record d’une journée, je me suis finalement retrouvé avec pas mal de temps libre… J’ai donc profité de ces journées bonus pour aller snowboarder et skier (quel plaisir de retrouver les sensations du ski) dans les stations andines situées autour de Santiago. J’ai été à Farellones/Valle de Colorado et Valle Nevado. J’ai eu un temps fabuleux et je ne vous parle pas de la neige… Le grand avantage de ces stations par rapport à nos traditionnelles Alpes, c’est qu’elles sont situées plus en altitude ce qui rend la neige absolument géniale et ce, durant toute la journée. Par contre, elles sont beaucoup moins développées au niveau des commodités et les domaines skiables ne sont pas comparables à la diversité que peuvent offrir un espace Killy ou les portes du soleil par exemple. En outre, on peut vraiment ressentir que c’est un sport de l’élite car c’est franchement pas donné!
Un mot maintenant sur ma vie à Santiago. Encore une fois, mes amis Barbara & Joris se sont efforcés de me faire sentir comme à la maison, il y a même quelques jours pendant lesquels j ’avais l’appartement pour moi tout seul, autant vous dire que je me suis bien amusé quoi! Si bien que j’ai postposé mon ticket pour Buenos Aires pour encore rester quelques jours. Durant ces deux semaines, j’ai fait la rencontre de pas mal de monde, tous aussi géniaux les un(e)s que les autres… Je ne remercierai jamais assez mes amis Barbara & Joris pour leur hospitalité et pour le soutien sans limite qu’ils m’ont apporté lorsque j’en avais besoin avant, pendant et après mon voyage à moto. Je ne l’oublierai jamais. Quelle belle rencontre…
Je terminerai cet article en disant que ça m’a fait vraiment du bien de rester deux semaines à un endroit (avoir ma propre chambre waouww quel luxe) sans bouger et juste profiter du temps qui m’est imparti. D’ailleurs pour ce qui est de profiter, je vous avoue que je deviens expert en la matière… Mon prochain article parlera de la voluptueuse Buenos Aires et des abondantes chutes d’Iguaçu .
Après la semaine démentielle passée sur l’île de Pâques, je suis reparti chercher ma moto à Aréquipa au Pérou pour entamer la dernière portion de mon voyage à moto jusque Santiago, mon “hubb”. Ça représente environ 2.500 kilomètres. J’avais prévu de descendre à mon aise en plus ou moins dix jours. Au bout de mon deuxième jour, juste avant d’arriver à Tocopilla où je comptais passer la nuit, j’ai eu un accident de moto. Je n’ai malheureusement pas de photos pour l’illustrer ces moments mais vous comprendrez que j’avais autre chose à penser qu’à jouer au touriste à ce moment-là!
Tout s’est produit très rapidement sans avoir vraiment le temps de réaliser ce qui se passait. En fait, j’étais en train de rouler sur la côte après Iquique sur une sorte de corniche bordée par des précipices assez abruptes. Je dois dire que j’attaquais pas mal car ces routes étaient sinueuses et j’avais plus de 600 kilomètres dans les jambes ce jour là, bref, j’avais envie d’une bonne bière quoi! Je suis donc arrivé à un virage à 180° dans une pente descendante, je l’ai pris à 70km/h sans trop exagérer mais j’étais loin de me douter qu’un vent de malade m’attendait de l’autre côté du virage, un vent qui a littéralement levé ma moto et qui m’empêchait donc de me pencher pour continuer à prendre mon tournant. A cet instant précis, je fonçais tout droit vers la barrière de sécurité et derrière, le précipice… Je ne sais toujours pas comment j’ai eu le merveilleux réflexe de coucher la moto par terre pour éviter ce qui aurait pu être vraiment très très grave, à savoir tomber de la falaise…
Par chance, une camionnette de 3 hommes me suivait et ils m’ont vu chuter. Ils se sont arrêtés et m’ont directement porté secours, j’étais complètement sonné, ailleurs… J’ai eu trop de bol car un de ces hommes était le responsable du contrôle technique du coin et il s’est occupé de remorquer ma moto tandis que les deux autres me conduisaient aux urgences où je me suis fait recoudre le genoux, +/- 20 points, pas très joli de voir sa rotule, bref je vous passe les détails! Mon pied était quant à lui assez mal en point aussi, il me fait d’ailleurs toujours un peu mal aujourd’hui. A l’hôpital (si on peut appeler cet endroit par ce nom), j’ai été reçu comme un prince… Les infirmières m’ont prodigué les soins avec une attention toute particulière. Le seul hic, c’est qu’il n’y en avait qu’une qui avait moins de 50 ans et ce n’était même pas la plus jolie! Apparemment, je ne serais pas le seul à avoir eu un accident à cet endroit, Tocopilla est mieux connue sous le nom de “madre del viento” ou “mère du vent”…
Deux jours après l’accident, j’ai décidé de me remettre de mes émotions en allant à San Pedro de Atacama où une copine de Bruxelles m’a rejoint, Dominique. Nous avons passé un délicieux moment dans cet endroit très laid-back. Au “menu”, fêtes, restaurants, détente à l’hostel, petits cafés sur des terrasses ensoleillées, lecture et photos. Le pied (très mauvais choix d’expression vu les circonstances, je sais)! Nous y sommes restés 4 nuits. Il régnait d’excellentes ondes dans notre hostel, je le recommande fortement: le Backpackers. Un mot sur cet endroit vraiment cool: San Pedro de Atacama est une petite ville située sur l’alti-plano chilien, juste à quelques heures de route de la Bolivie et de son fameux Uyuni.
J’ai également eu l’occasion de faire du cheval à la fin de mon séjour à San Pedro. Je dois dire qu’avec mes points au genou, ce n’était pas très confortable mais le jeu en valait la chandelle. J’ai pu observer un lever de lune dans la vallée de la … lune! C’était un moment unique que j’ai eu la chance d’immortaliser (cfr l’image principale actuelle de mon blog) lors d’un petit apéro que la guide m’avait préparé. Ensuite, je suis rentré à cheval au clair de lune à travers les vallées où de mystérieux jeux d’ombres ont nourri mon imagination. Je n’oublierai pas cet instant d’aussitôt.
Après avoir profité de 4 jours de farniente, il était temps de rentrer sur Tocopilla pour s’occuper de ma petite sauterelle blessée elle aussi. Heureusement que c’est une robuste! Elle n’avait pas grand chose à part des griffes sur le flanc gauche et une direction complètement faussée car la fourche était tordue. J’ai tant bien que mal essayé de la faire redresser mais elle ne roulait plus droit. J’ai donc du rouler presque 200 kilomètres dans cet état pour rejoindre une ville plus importante et espérer trouver un mécanicien compétent, je dois dire que je ne me sentais plus très à l’aise sur la moto, je ne voulais vraiment pas rechuter…
Arrivé à Antofagasta, deux choix se sont présentés à moi: soit je fais réparer la moto sur place et je reste le temps qu’il faut pour que tout soit en ordre (pas très drôle), soit j’essaie de trouver un camionneur qui descend jusque Santiago et qui veut bien nous y amener, ma sauterelle et moi. C’est finalement cette option que j’ai choisie. C’était vraiment l’aventure… Mouha!
J’ai donc partagé 48 heures de la vie d’un routier chilien dans une cabine, ma foi, fort étriquée. L’homme parlait très vite avec un accent prononcé, si bien que je ne comprenais pas très bien tout ce que se disait… Tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai rarement rencontré quelqu’un qui parlait autant. Je pense qu’il devait être tout simplement très heureux d’avoir trouvé un nouveau compagnon de route. Au bout d’une heure, je connaissais les caractéristiques techniques de son camion par coeur, l’endroit où il a rencontré sa femme et l’âge auquel son fils a perdu ses dents de lait… Je dois dire qu’à certains moments, j’aurais payé très cher pour un peu de silence dans cette cabine. Au moment d’arriver à Santiago, l’homme s’est jeté dans mes bras, m’a fait promettre que nous resterions en contact toute notre vie et j’ai carrément du le forcer pour qu’il accepte mon argent… Que de belles émotions!
Bon avec tout ça, je n’ai pas parlé de la montagne et du ski dans les Andes. Ce sera l’objet de mon prochain article! I’ll keep you guys updated!
Je suis arrivé le 11 juillet sur l’île de Pâques et moins de deux heures après mon atterrissage, j’ai eu la chance d’assister à une éclipse totale… Je vous rassure, ce n’était pas vraiment fortuit! Je savais que cette éclipse allait se produire déjà depuis quelques mois. Je n’ai malheureusement pas pu intégrer le vol à mon ticket tour du monde car vous aurez compris qu’il n’y avait plus aucune place disponible pour un « tour du mondiste »! J’ai donc du l’acheter séparément et je peux vous dire que j’y ai laissé des plumes. Mais bon, rien n’est assez beau durant cette année et je ne compte plus depuis bien longtemps… Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir le montage vidéo de cette mystérieuse éclipse:
Avant de continuer et de vous décrire la semaine sur cette île magique, je voudrais dédicacer mon séjour et cet article à mes grands parents qui me suivent et me soutiennent depuis le début de mon voyage. Je les embrasse et les aime du plus profond de mon cœur. Jamais je ne leur serai assez reconnaissant du soutien moral et des encouragements qu’ils m’ont et me prodiguent toujours aujourd’hui. Quelle chance j’ai! Je serai si heureux de les retrouver et de tout leur raconter « en vivo »!
Bon maintenant, l’île de Pâques! Après avoir vécu l’intense éclipse, je me suis reposé… Je n’avais pas arrêté de courir les semaines précédentes et je n’en pouvais juste plus. En deux mots, j’étais au bout du scotch®. J’ai vécu complètement hors du temps pendant une semaine, mes journées étaient rythmées uniquement par l’aurore et le coucher du soleil… Au niveau du logement, j’avais réservé une chambre à la pension Atavai avant mon arrivée et Antoine & Lolita m’ont accueilli très chaleureusement. Ils ont tout fait pour faciliter mon séjour et je leur en suis reconnaissant. De plus, le copieux petit déjeuner m’a complètement requinqué, un peu trop même! J’y ai rencontré Gilles & Carmen, Gaël, un couple de chiliens et Jennifer, tous ultra sympas!
Dès mon arrivée, j’ai loué un vélo et je me suis déplacé sur l’île uniquement à deux roues, vive l’écotourisme! Ça m ’a fait du bien de faire un peu d’exercice… Je pense que c’est le moyen le plus agréable de visiter l’île. Du moins, quand le beau temps est de la partie! J’ai quand même eu 2 à 3 jours de pluie. La distance la plus longue est d’aller jusqu’à la plage Anakena à partir du centre, c’est plus ou moins 20 kilomètres. Au moins, ça donne la possibilité de s’imprégner davantage des beaux panoramas & paysages de l’île.
L’île de Pâques est une des terres les plus isolées du monde et est connue également sous le nom de « nombril du monde ». Elle est également fameuse pour ses Moaïs, des statues allant de 2,5 à 9 mètres de haut et pesant près de 80 tonnes pour les plus lourdes! Ces statues ont été sculptées dans un volcan du nom de Rano Raraku il y a plus ou moins 500 ans. Aujourd’hui, il y a toujours des théories et des mystères qui entourent ces statues. On ne sait toujours pas comment ils les transportaient, manœuvraient et érigeaient.
Il règne sur cette île une ambiance mystérieuse et une spiritualité se fait clairement ressentir… De plus, le fait de se sentir sur une île de si petite taille à des milliers de kilomètres de la plus proche civilisation… Une première pour moi! Au point de vue personnel, je dois dire que cette île m’a beaucoup apporté, vous vous souvenez que j’ai également vécu un moment particulier dans le désert de Jaisalmer en Inde en novembre l’année passée (voir par ici: http://voirlemonde.eu/2009/11/09/jodhpur-et-jaisalmer/ )? Hé bien, vous n’allez sans doute pas croire que le point antipodal exact de l’île de Pâques tombe quelque part dans ce même désert de Jaisalmer. Belle coïncidence!
Bon, sur ces belles paroles, je vous laisse. Dans mon prochain article, je terminerai le Chili: je vous parlerai de mon accident de moto sur la côté chilienne, de San Pedro de Atacama, une ville très très laid-back et de la montagne où j’ai pu skier…
Bon voilà la SURPRISE que vous attendiez sans doute tous avec grande impatience! Mouha…
Après Cuzco, j’ai filé vers le sud avec ma moto jusqu’à Aréquipa (toujours au Pérou) où j’ai passé une agréable nuit et où j’ai du laisser ma sauterelle pour dix jours. A partir de cet instant, une course contre la montre a commencé un peu malgré moi. Je n’avais plus le temps de descendre ni à moto, ni en bus pour prendre mon vol de Santiago jusqu’à la fameuse île du Pacifique. J’ai donc du prendre un vol du nord du Chili jusque Santiago pour reprendre un autre vol jusque sur cette île. Le plus drôle, c’est que par deux reprises, j’ai failli manquer ce premier vol. Bref…
Je suis donc rentré sur Santiago à heure et à temps pour prendre mon second vol pour… l’Ile de Pâques ou Isla de Pascua ou encore Rapa Nui où j’ai assisté à un spectacle unique en son genre… UNE ECLIPSE TOTALE, la première visible par l’Homme et la prochaine sur l’île sera dans plus de 500 ans!!
Mais j’y étais et j’ai tout vu!! C’était absolument dingue! Il y avait plein de japonais dans tous les coins pour prendre des clichés de ce magnifique phénomène naturel. Nous avons eu la chance de voir une lune plus grande que le soleil, ce qui fait qu’il y a eu une obscurité totale sur l’île pendant +/- 5 minutes. Durant ce court instant d’éternité, les gens criaient, pleuraient, s’embrassaient, j’en ai même vu un qui demandait la main de son amoureuse! Les animaux, quant à eux, se sont mis à courir, à aboyer, à pleurer, ils étaient affolés… C’était fou!!!! Un instant que je n’oublierai jamais…
Je me suis arrangé pour vous faire un montage avec ce que j’ai pu et je dois dire que le résultat est plutôt concluant!!! A en juger par vous-mêmes…
Si ça vous a plu, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire! Ca fait toujours plaisir et c’est encourageant!
Je ferai un article séparé pour raconter ma relaxante semaine sur cette île magique.
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